Whatsapp : un dealer identifié par la Police grâce à une simple photo de son doigt

La police britannique a eu recours à une nouvelle technique permettant d’identifier des empreintes digitales à partir d’une simple photo. Utilisée dans le cadre d’une enquête qui a porté ses fruits, cette technique a récemment permis à la police galloise de serrer un dealer à partir d’un simple cliché envoyé par ce dernier à l’un de ses potentiels clients au travers de Whatsapp.

Retrouvée par les enquêteurs sur le mobile de l’acheteur (arrêté entre temps), ladite photo présentait un sachet de comprimés d’extasy, et laissait entrevoir l’un des doigts du dealer. Ce dernier a donc pu être identifié, interpellé, placé en détention… et jugé dans la foulée. L’intéressé avait notamment fait de son trafic une petite entreprise familiale en impliquant ses parents. Ils ont tous les trois été condamnés à une peine de prison ferme allant de 8 an et demi pour le principal intéressé à respectivement 27 et 12 mois pour son père et sa mère.

Si vous vendez de la drogue, évitez de montrer vos paluches en photo sur Whatsapp, ça pourrait vous envoyer tout droit derrière les barreaux.

Cette nouvelle méthode d’identification des criminels s’appuie notamment sur la qualité des clichés actuels. Ce qui pourrait donner aux malhonnêtes des envies de revenir à un bon vieux Nokia 3310… Au travers des photos de plus en plus nettes que les smartphones actuels sont en mesure de capturer et d’un logiciel capable d’améliorer l’image et d’identifier les empreintes digitales, la police profite désormais d’une arme efficace pour lutter contre la vente de produits stupéfiants sur les réseaux sociaux et les divers services de messagerie.

S’adapter à la vente 2.0 de drogues, un enjeu pour les services de police

« [l’identification des empreintes digitales] est une vieille technique, il n’y a rien de nouveau » indique Dave Thomas, l’un des enquêteurs ayant planché sur l’affaire, à la BBC. « Enfin de compte (…) nous avons pris un téléphone et avons regardé tout ce qu’il y avait dessus (…). Ces gens [les dealers] utilisent la technologie pour ne pas se faire prendre et nous devons rester en phase avec ces avancements » a-t-il ajouté.

Cette affaire fera désormais jurisprudence au sein des services de police britanniques. A présent, de manière quasi systématique, les photos sur lesquelles on aperçoit des mains de suspects potentiels sont envoyées au service chargé de l’identification de ce genre de clichés  : « Ça a ouvert les vannes, et lorsqu’il y a une partie de main visible sur une photo, les enquêteurs l’envoient directement [au service concerné] » explique Dave Thomas.

Une chose est sûre, les dealers technophiles n’ont qu’à bien se tenir.

Nathan

Geek dans l'âme et curieux de nature, Nathan est mordu d'Histoire avec un grand H et de Rock avec un grand R.

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